Les actions japonaises ont de nouveau attiré l’attention, le Nikkei 225 revenant à des niveaux observés pour la dernière fois à la fin des années 1980, tandis que le TOPIX progresse. Ce rebond a incité les investisseurs à réévaluer un marché longtemps associé à une croissance lente. Le ton autour du Japon a changé, et pas seulement à la marge. La question clé est désormais de savoir si cette vigueur reflète une amélioration de la gestion des entreprises ou si elle est embellie par un yen plus faible et par le positionnement d’investisseurs étrangers en quête de gains.
Markets spent the week juggling two familiar forces: what central banks are willing to say, and what the data is quietly implying. The key anchor was the Fed’s January decision, where policymakers kept the policy rate unchanged at 3.50% to 3.75%. In its statement, the Fed repeated that growth has been “expanding at a solid pace”, noted that job gains have “remained low” with the unemployment rate showing “some signs of stabilisation”, and said inflation remains “somewhat elevated”.
Lors des grandes journées de décision, les graphiques FX paraissent souvent inhabituellement calmes, le marché évoluant dans des fourchettes étroites. Puis, presque instantanément, tout bascule dans le chaos. Les réunions des banques centrales comme la Fed, la BCE ou la BoE condensent une énorme quantité d’anticipations macroéconomiques en quelques minutes de déclarations, de projections et de commentaires en conférence de presse. Une fois publiées, ces informations sont absorbées par le marché en une seule impulsion, et l’action des prix réagit en conséquence.
L’Europe s’est longtemps échangée avec une décote de valorisation par rapport aux États-Unis, visible à travers des indicateurs simples tels que le P/E et le P/B. Ce qui est plus frappant, c’est que même en 2026, et même après des périodes de forte performance des indices européens, cette décote reste suffisamment marquée pour réapparaître régulièrement dans les discussions d’allocation d’actifs. La question n’est donc pas de savoir si l’Europe est « bon marché » en termes relatifs, mais si cette décote commence à paraître excessive au regard des perspectives de bénéfices de la région et de la solidité de ses bilans, ou si elle reflète encore des différences structurelles plus profondes, peu susceptibles de disparaître.
Le sentiment des investisseurs a été façonné par des signaux macroéconomiques stables (sans accélération) et par un marché de plus en plus positionné sur une inertie de politique monétaire. Aux États-Unis, l’inflation est restée contenue (IPC de décembre ~+2,7% en glissement annuel ; sous-jacent ~+2,6% en glissement annuel), renforçant l’idée que la Fed est peu susceptible de modifier ses taux lors de sa réunion de janvier. Avec des données de croissance ne générant que des surprises modestes (plutôt qu’un momentum haussier/baissier persistant), les marchés ont continué de considérer les perspectives de court terme comme « stables mais pas fortes », ce qui a limité l’appétit pour le risque et encouragé un positionnement sélectif plutôt qu’une exposition risk-on généralisée.